Ils sont de retour… et ils n’ont pas pris l’avion
Chaque année, c’est le même suspense. On scrute, on attend, on espère… et puis un matin, sans fanfare mais avec beaucoup de goût, ils sont là. Les premiers produits de saison font leur retour sur les étals isérois. Pas de jet lag : salades, tomates, fraises et tous les autres arrivent tout droit de chez nous, cultivés à quelques kilomètres seulement.
Circuit de proximité
Ici, pas besoin de carte du monde pour suivre leur parcours. Entre le producteur qui récolte à maturité, le restaurateur qui sublime et le magasin qui les met en avant, c’est toute une chaîne locale qui se met en mouvement. Une mécanique bien huilée, mais surtout profondément humaine, où chaque acteur se connaît et souvent même par son prénom !
Spoiler : oui, une fraise peut vraiment avoir du goût
Et dans l’assiette, ça change tout. Les fraises ont le goût de fraise (oui, c’est toujours bon de le rappeler), les tomates n’ont pas besoin de filtre pour rougir et les courgettes n’essaient pas d’être disponibles toute l’année. Bref, on redécouvre que la patience a du bon, surtout quand elle se mange.
Alors non, la saison ne “démarre” pas vraiment. Elle revient, fidèle au rendez-vous. Et cette année encore, elle a choisi de rester locale.
Et si le bon sens était de saison ?
Consommer de saison, ce n’est pas suivre une tendance : c’est renouer avec un rythme, des visages, un territoire. Et si en plus c’est bon, frais et cultivé à deux pas… difficile de résister.
